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Luc Bouchery-Blot, dans l’intimité de la création d’AZERTY

  • 21 janv.
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 mars

Présente toi

Je m’appelle Luc, j’ai la chance d’avoir un parcours varié ce qui m’a permis de rencontrer et de travailler avec des personnes très différentes. Depuis que je suis enfant, j’ai une passion pour le théâtre et surtout pour raconter des histoires. C’est en 2000 que j’ai pu réalisé ma première mise en scène et je suis toujours resté fidèle au théâtre amateur depuis.



Comment t’es-tu formé au fil des années en tant que metteur en scène ?

Je me suis formé par l’expérience, en participant à des projets et en créant par moi-même. J’ai eu la chance de suivre quelques stages avec des professionnels mais je garde tout de même l’étiquette d’un autodidacte à laquelle je suis attaché.



Si AZERTY était un film, comment le pitcherais-tu en une phrase à quelqu’un qui n’aime pas le théâtre ?

Azerty c’est l’histoire d’une rencontre improbable. Une erreur de calcul du destin qui conduit à une suite de réactions parfois drôles, parfois touchantes.



D’où est née l’idée d’AZERTY ? Y a-t-il eu un déclencheur précis ?

Comme pour tous mes projets, il y a toujours plusieurs déclencheurs. Celui commun à toutes mes mises en scène : l’envie de créer du théâtre comme on a peu l’habitude d’en voir. Pour Azerty en particulier, le souhait de créer un personnage de marginal qui s’est précisé lors d’un atelier théâtre (qui nous sert au sein du Trac, à nous exercer) au cours duquel j’ai demandé aux comédiens d’incarner un personnage depuis une image. L’une de ces images était un robot d’apparence humaine, l’idée était d’avoir une machine plus « humaine » qu’un être vivant et le résultat m’a donné envie d’aller plus loin sur cette idée. (encore bravo Dylan pour ton impro, encore merci Lilian pour l’idée de l’exercice).



Quand tu démarres un projet comme AZERTY, qu’est-ce qui vient en premier : le texte, les personnages ou l’image que tu as en tête de la scène ?

Pour Azerty, c’est l’épilogue qui est venu en premier. Savoir comment les deux personnages principaux terminent l’histoire m’a permis de remonter le fil jusqu’à leur rencontre. J’ai ressenti l’émotion de cet épilogue, presque tous les personnages « importants » y étaient déjà. Mais ce n’est pas toujours ma manière de procéder.

Dans toutes mes écritures en revanche, il y a la volonté de mêler émotion et réflexion.



AZERTY parle de technologie, mais ce n’est pas une pièce “tech”. Qu’est-ce qui t’intéressait vraiment derrière ce sujet ?

L’aspect tech est un trait d’union entre mon souhait d’apporter de l’originalité sur scène et de présenter un personnage de marginal.



Tu as écrit AZERTY très rapidement, mais le travail scénique s’est construit sur plusieurs mois. Comment la pièce a-t-elle évolué entre le texte et la scène ?

Le texte est un point de départ. Si j’ai une idée toujours précise de comment je vois la scène lors de l’écriture (une condition nécessaire pour que je puisse guider les comédiens lors de la mise en scène) il y a toujours des ajustements qui se font grâce à ce que l’équipe apporte. Chaque comédien va proposer un éclairage à son personnage, la manière de jouer telle ou telle réplique va parfois différer avec la tonalité initialement prévu. Parfois cela enrichit le personnage alors je garde et j’encourage à aller plus loin. Parfois cela ne cadre pas avec la direction globale alors je ne prends pas (même si cela peut être très bon).

Dans tous les cas, c’est un travail d’équipe.



Qu’as-tu voulu éviter à tout prix dans la mise en scène de cette pièce ?

Des effets faciles, du déjà-vu, une intrigue qui s’enlise dans des scènes trop longues.



Comment as-tu travaillé avec une troupe de 11 comédiens aux profils variés ?

C’est parfois compliqué. Il faut être à l’écoute de chacun, jongler avec les impératifs de tous. Mais cela est tout aussi vrai quelque soit le nombre de comédiens présents sur un projet. Sur Azerty, nous avons des personnes très expérimentées et d’autres qui sont novices dans le théâtre amateur. Je pense que c’est une vraie richesse.



Qu’est-ce que cette troupe apporte à AZERTY que le texte seul n’aurait jamais pu donner ?

Le fait de pouvoir exister. Au théâtre, un texte ne devient vivant que lorsqu’une équipe accepte de l’incarner.




Y a-t-il une réaction de spectateur qui t’a marqué depuis le début des représentations ?

Ce qui me surprend le plus, c’est à quel point les réactions s’harmonisent autour du fait que c’est une pièce qui interpelle. J’espérais cela mais que cela devienne concret est une très belle satisfaction.




AZERTY arrive sur ses dernières représentations. Qu’est-ce que tu dirais à quelqu’un qui hésite encore à venir ?

Venez, vous allez être surpris mais vous allez adoré cela !




Complète cette phrase :

“AZERTY, c’est une pièce qui parle avant tout de…?

Du besoin de chacun d’être connecté à l’autre. Le bonheur, c’est quand cette connexion profite à tous, le drame c’est quand la connexion est coupée.




Des remerciements ?

A l’équipe au sens le plus large qui s’est réuni autour de cette aventure : les comédiens qui ont aussi été les décorateurs, les costumiers, l’équipe maquillage... Des remerciements à l’équipe technique, aux partenaires de l’association (sans eux, notre association ne pourrait pas tenir), aux volontaires qui ont aidé pour tenir la caisse, organiser les buvettes... A toute les personnes qui ont distribué les flyers et l’affiche de la pièce et à celles qui ont acceptés de les prendre... Au public qui est déjà venu nous voir et qui nous gratifié d’aussi beaux retours... A ma femme, Pauline, qui est toujours là pour me soutenir, me conseiller, m’aider malgré toutes ces soirées de répétitions où je m’absente.


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